Bouygues Construction

Fort d’Issy-Vanves-Clamart : la dalle géante entre en gare

(c) Gérard Rollando / Société du Grand Paris

Le chantier de la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart a franchi une étape cruciale dans la nuit du 12 au 13 août : les 7 000 tonnes de béton du toit ont été ripées, au terme de travaux menés tambour battant par les équipes de Bouygues Travaux Publics.

C’est fait ! Réalisé par Bouygues Travaux Publics en groupement avec Soletanche Bachy, le toit de la future gare de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express, localisée à la jonction d’Issy-les-Moulineaux, de Vanves, de Clamart et de Malakoff, a été installé dimanche 13 août. Une prouesse qui n’a rien d’anecdotique : quelques heures auparavant, la dalle en béton de 7 000 tonnes reposait encore à soixante mètres de son emplacement définitif. Une opération minutieuse de ripage a permis de l’acheminer depuis son lieu de construction et de la faire glisser, comme un couvercle, au-dessus de la nouvelle gare en travaux.

  • (c) Gérard Rollando / Société du Grand Paris

  • (c) Gérard Rollando / Société du Grand Paris

  • (c) Gérard Rollando / Société du Grand Paris

Permettre la circulation des trains pendant les travaux

Long de 80 mètres et large de 25 mètres, ce toit a été construit séparément du reste de l’édifice. La raison de cette division en deux chantiers ? Garantir le fonctionnement de la ligne N du Transilien pendant la durée des travaux. En effet, le nouveau hub de transports se situe en-dessous des voies ferrées et de la gare actuelle de Clamart. Grâce à deux ponts ferroviaires provisoires installés en janvier par la SNCF, un espace de six mètres de hauteur a pu être dégagé sous les voies. Un interstice suffisant pour achever les parois moulées qui constituent l’enveloppe de la future gare. Restait néanmoins à riper le toit pour couvrir la « boîte », ce qui nécessite obligatoirement l’interruption du trafic ferroviaire.

Une course contre la montre

Laurent Mareuge, qui dirige le projet pour le groupement, revient sur cette course contre la montre : « La date du 13 août 2017 pour le ripage avait été fixée par la SNCF il y a trois ans, avant même le début du chantier. Nous devions impérativement être prêts pour cette échéance. Le plus délicat était de terminer à temps les parois moulées. Du coup, les équipes se sont relayées 24h sur 24 pendant deux mois ». Un délai tenu. Le 12 août, la circulation ferroviaire est interrompue pour quatre jours, le temps de retirer les rails et les ponts métalliques. Assuré par l’entreprise Mammoet et encadré par Bouygues Travaux Publics, le ripage peut commencer ; il ne durera pas plus de trois heures. Quarante-deux chariots multi-roues, coiffés d’une structure métallique d’appui, déplacent l’énorme toit et le glissent sur les parois moulées. Dernières étapes de l’opération : l’étanchéisation de l’ouvrage et l’installation des voies ferrées définitives, qui reposent directement sur la dalle. Dès le mercredi 16 août, les usagers de la ligne N pourront reprendre leurs habitudes. Sans soupçonner que, sous les roues du Transilien, les travaux se poursuivent.

Les prochaines étapes

Car le chantier n’est pas terminé. « Nous allons maintenant nous consacrer à l’aménagement de la future gare, explique Laurent Mareuge. Jusqu’en juin 2019, nos équipes vont creuser pour dégager l’intérieur du volume et construire les différents niveaux. Ensuite, nous quitterons les lieux jusqu’à octobre 2020 ». Dans l’intervalle, deux tunneliers en provenance de l’Est et de l’Ouest progresseront en direction de la gare où ils déboucheront pour créer les deux sorties ferroviaires. Ouverture de la Ligne 15 Sud du Grand Paris Express prévue en 2022.

 

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